Conférences « Oser être soi ! »
• Samedi 10 juillet 2010
• Samedi 28 août 2010
• Samedi 11 septembre 2010
• Samedi 16 octobre 2010
14h
À l’Ecole Française de Seduction
Veronique J.&Co
20 rue Cambon – 75001 Paris
06 03 24 97 73
Prix : 35€ HT

Conférences « Oser être soi ! »
• Samedi 10 juillet 2010
• Samedi 28 août 2010
• Samedi 11 septembre 2010
• Samedi 16 octobre 2010
14h
À l’Ecole Française de Seduction
Veronique J.&Co
20 rue Cambon – 75001 Paris
06 03 24 97 73
Prix : 35€ HT


Romain Duris et Vanessa Paradis dans le film « Arnacoeur »
Trois siècle après la naissance de l’amour-passion avec le mythe de Tristan et Iseult, la littérature espagnole, inventait, sous la plume du très catholique moine Tirso de Molina, l’antithèse amoureuse de Tristan en la personne de Don Juan, dans une scandaleuse pièce de théâtre au titre évocateur, L’Abuseur de Séville. La pièce, drame à caractère religieux, conclue par le châtiment divin, a été adaptée par Molière (Dom Juan, en 1665), jouée en Italie, en Allemagne, en Hollande. Mozart en fait un opéra, Don Giovanni et le septième art lui redonna une nouvelle jeunesse au vingtième siècle. Tout l’Occident adopta la puissante légende donjuanesque, qui reste de nos jours encore une des figures majeures de notre mythologie amoureuse.
Fantastique Don Juan ! Symbole inégalé de l’abuseur, du menteur, du mystificateur. Il n’est pas homme à se lier avec un seule femme. Il les veut toutes, sans exception. Car il aime la conquête. Il aime la séduction plus encore que son objet, il veut vaincre, mais de belle lutte.
Dom Juan à Sganarelle : « On goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le coeur d’une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu’on y fait, à combattre par des transports, par des larmes et des soupirs, l’innocente pudeur d’une âme qui a peine à rendre les armes, à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu’elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur et la mener doucement où nous avons envie de la faire venir. » (Molière, Dom Juan, acte l, scène 2)
Au fil des actes, Don Juan détourne les jeunes filles de la vertu, les femmes mariées de leurs maris, les nonnes de Dieu. Partout, avec toutes, il est le cynique blasphémateur de la parole divine. Il se déguise habilement et se fait passer pour d’autres que lui, s’introduit dans la chambre des dames pour s’en faire aimer et leur promet le mariage. Son désir n’est pas difficile : il s’en prend autant aux moches qu’ aux belles, aux vieilles qu’aux jeunes. Qu’importe la proie, pourvu qu’elle lui résiste et s’incline à la fin. Sa séduction est magique, démoniaque, comme le sont les sorcières que l’on brûle sur les places publiques. Don Juan est l’incarnation du Démon et le véhicule du Mal. « La lèvre fallacieuse » et « l’oeil mensonger », personne ne lui résiste, car il adapte le discours de séduction à la femme et aux circonstances :
« Il a coutume de louer chez la blonde la gentillesse, chez la brune la constance, la douceur chez celles qui ont blanchi ; l’hiver, il les aime grassouillettes, maigrelettes en été ; la grande est majestueuse, la petiote est toujours mignonne (…). Peu lui importe qu’elle soit riche, qu’elle soit laide ou qu’elle soit belle ; pourvu qu’elle porte jupon, vous savez ce qu’il en fait. » (Don Giovanni, livret de Da Ponte pour l’opéra de Mozart, 1787)
Johnny Depp dans le film « Don Juan DeMarco »
Don Juan est un pur produit de la pensée occidentale. Le mythe, promis à un succès à ce jour jamais démenti, véhicule le schéma de pensée de la chrétienté du dix-septième siècle, dominée par les notions de Bien et de Mal, de faute, de péché, de punition. C’est à la religion chrétienne que j’attribue le rôle satanique de Don Juan écrivait Stendhal. La séduction donjuanesque est une atteinte au monde réel, créé par Dieu, et à son équilibre. Il est le démiurge qui impose sa loi démoniaque comme un défi lancé à Dieu.
Voici comment le vicomte de Valmont parle de sa proie, la belle Mme Tourvel : « J’aurai cette femme ; je l’enlèverai au mari qui la profane ; j’oserai la ravir au Dieu même qu’elle adore. Quel délice d’être tour à tour l’objet et le vainqueur de ses remords !
Loin de moi l’idée de détruire les préjugés qui l’assiègent ! ils ajouteront à mon bonheur et à ma gloire. Qu’elle croit à la vertu, mais qu’elle me la sacrifie. Que ses fautes l’épouvantent, sans pouvoir l’arrêter, et, qu’agitée de mille terreurs, elle ne puisse les oublier, les vaincre que dans mes bras. Qu’alors, j’y consens, elle me dise : Je t’adore ; elle seule, entre toutes les femmes, sera digne de prononcer ce mot. Je serai vraiment le Dieu qu’elle aura préféré. » (Choderlos de Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 6)
Don Juan, c’est l’irruption de Satan dans un monde qui prône la vertu, la fidélité, la vérité. Il tire sa force des ténèbres. Il est tout à la fois l’apôtre du diable, la tentation faite homme, la dictature des sens. « S’il vous séduit, vous serez punie », disait la morale de l’époque. Lui-même fut châtié, livré aux flammes de l’enfer pour satisfaire la morale chrétienne de l’époque : Qui mal agit, finit ainsi. Car la mort des perfides est conforme à leur vie (Da Ponte). Quatre siècles plus tard, le monde a changé mais le personnage est resté, dans nos consciences, l’archétype du séducteur le plus abouti, métaphore du désir masculin dans toute sa cruauté, sa violence, son ignorance de l’autre.
Extraits du livre « Eloge de la Séduction » de Veronique Julien et Xavier Deleu
15 juillet 2009 – comme diraient les Anglais, “ The big 30 is here “, traduction en français : j’ai 30 ans.
Célibataire depuis presque deux ans, je partage ma vie entre Londres et Paris. Travaillant à Londres et rentrant régulièrement à Paris pour passer du temps avec ma famille et mes amis, mais aussi car j’adore cette ville. Ma vie est bien remplie, je voyage beaucoup, je sors pas mal, resto, théâtre, ciné, danser; mais dans tout ce mouvement je me pose beaucoup de questions.
Je suis maintenant célibataire depuis presque deux ans, je sais qu’il vaut mieux être seule que mal accompagné, mais ce qui me tracasse est que je ne rencontre aucun homme avec qui j’ai envie de m’engager et construire une histoire sur la durée. Mes amis proches connaissent la situation et lors de la soirée de mon 30ème anniversaire, une copine m’offre le livre : » Patch pour trouver l’homme de sa vie “. Le lendemain, je le feuillette par curiosité mais aussi dans l’espoir de trouver des solutions à mon problème. Au bout de quelques minutes la page 46 attire mon œil : Elle est intitulée » Et si ma séduction est toute rouillée » suivi des coordonnées de l’école de séduction française.
Je me dis pourquoi pas, de toute façon, je n’ai rien à perdre mais reste tout de même sceptique. Je prends le téléphone, appelle, tombe sur le répondeur et laisse un message. Dans la soirée, je reçois un appel. La jeune femme est accueillante et connait bien son sujet. L’échange est direct et en toute simplicité, je décide donc de prendre rendez-vous dés mon prochain voyage à Paris.
Après cette première rencontre, tout s’enchaine très vite, rendez-vous un mois après pour un bilan de personnalité, suivi d’un stage intensif d’une semaine. Le stage est très pratique et est conçu sur mesure en accord avec le bilan de personnalité et mes attentes. La veille du stage, je suis excitée mais aussi nerveuse de cette nouvelle aventure. La coach me donne beaucoup d’information et des conseils que je peux mettre en pratique immédiatement pour certains, pour d’autres il me faudra quelques semaines voir quelques mois pour les digérer.
Quatre mois plus tard, m’étant redécouverte, je porte un regard nouveau sur moi et sur le monde qui m’entoure. Je me sens mieux dans ma tête et dans mon corps et je suis en couple depuis quelques mois donc qui sait…
Au delà du volet séduction dans le but de faire une belle rencontre, cette expérience a été d’un enrichissement personnel considérable et un voyage introspectif à la découverte de mes envies.
Bonne chance à toutes et à tous ça vaut vraiment le coup !
Un témoignage d’une élève de l’école française de Séduction